De surface en espace

D‘une feuille plate, nous avons la possibilité d’y créer un espace 3D similaire à ce que nous observons autour de nous, tout comme nous avons la possibilité de garder cette surface en 2D et de jouer ainsi de sa surface.

Deux méthodes qui peuvent se rejoindre pour créer des œuvres saisissantes, où la limite entre 3D et 2D s’efface pour laisser place à notre imagination et aux sensations fugaces. Là est la magie du dessin. De pouvoir retranscrire le réel, comme l’imaginaire.


La double nature de votre feuille

En dessin, nous pouvons interpréter la surface de la feuille dans sa surface plate, 2D, ou dans une illusion d’espace 3D. C’est comme si la feuille devenait une fenêtre ouverte sur un autre monde, le votre !

Le choix pouvant être à la guise du lecteur, comme dans la figure suivante.

Chaque élément de votre dessin porte en lui ces deux natures, penchant davantage vers la 2D ou la 3D, en un pourcentage choisi. Il acquière alors les particularités de chacune de ces deux natures. Des particularités que nous allons voir tout au long de ce chapitre.

Votre image est-elle dominée par la surface ou par l’espace ? Dans la figure suivante, vous avez l’exemple du choix du cadre qui va favoriser l’une ou l’autre de ces solutions.

Même en surface, l’œil verra de l’espace là où il n’y en a pas, tant il est habitué à interpréter certaines formes comme de la perspective. Tout comme une perspective, une forme avec des diagonales entraine un mouvement de l’œil, influençant le ressenti que dégagera votre dessin.

On a l’exemple dans la figure suivante d’un simple visage, qui de face privilégie la surface et une direction frontale à même de porter les émotions du personnage vers le lecteur (c’est un grand classique des mangas, les visages face au lecteur). Tandis qu’un visage de coté nous invite à suivre le regard du personnage. Au lieu d’être passif et de simplement recevoir, notre regard aura un mouvement actif pour aller découvrir le reste de l’image.

On reviendra sur ces notions de mouvement dans la partie sur l’invisible. On peut déjà sommairement résumer que :

On peut aller loin comme cela…