Stylos, gommes et accessoires

Le stylo à bille

Vous n’avez pas votre matériel de dessin sous la main ? Qu’importe, il doit bien y avoir un stylo qui traine quelque part ! Toujours pratique, souvent dévalorisé, il offre pourtant plusieurs possibilités. Déjà, impossible d’utiliser une gomme, avec tous les avantages que cela donne à votre méthodologie. Le côté précis de la mine est appréciable sans compter qu’elle permet tout de même des variations dans votre trait, il suffit pour cela d’incliner le stylo sous différents angles. Le stylo donne un coté fini à votre dessin, puisqu’il est déjà encré si l’on peut dire.

Les stylos permettent de légers traits de construction en survolant légèrement le papier. Plus qu’à repasser ensuite en appuyant davantage pour affiner votre dessin. Il est même envisageable de rajouter un jus d’aquarelle par dessus un dessin au stylo, laissant la possibilité de diluer plus ou moins le trait lors de votre passage au pinceau.

Évitez de ranger vos stylos verticalement dans votre poche, c’est la fuite assurée ! Entre les stylos qui se bouchent, ceux qui fuient, se cassent en deux, ou les autres qui se mettent à baver, je n’ai même pas le souvenir d’en avoir fini un normalement !

 

L’estompe

Utile pour étaler de manière précise le crayon ou tout autre médium tendre. Autrement un morceau d’essuie-tout ou son propre doigt peut faire l’affaire. (Gaffe aux taches ensuite.)

 

Le posca

Le posca est un marqueur contenant de la peinture à base d’eau. Bien pratique, puisqu’il est applicable sur tout support. Il coûte néanmoins un peu cher et se termine rapidement, quatre heures de modèle vivant suffisent à l’achever. Il est disponible dans de nombreuses couleurs ainsi qu’avec différents types de mines, fines, rondes, biseau et même en pinceau. Je l’appréciais beaucoup en duo avec l’aquarelle. Un tracé franc et épais au posca noir, adouci par un jus d’aquarelle, un régal !

Les gommes

Parfois utiles pour corriger son dessin, il est bon au début d’apprendre à s’en passer autant que possible.

 

La gomme blanche classique. Attention à ce qu’elle n’étale pas le crayon plus qu’elle ne le gomme, il vaut mieux vaut éviter les gommes trop “plastiques”.

La gomme mie de pain grise. Malléable, on peut lui donner une forme pour gommer au mieux la partie souhaitée (très pratique lorsqu’on s’ennuie en cours pour modeler de petits personnages. ). Elle est principalement utilisée pour des dessins aux fusains, pastels et craies. On peut la tapoter sur le dessin pour obtenir des dégradés et effets de volume.

La gomme mie de pain blanche. À mi-chemin entre la gomme classique et la gomme mie de pain, elle résout le problème de la gomme mie de pain qui est trop molle pour gommer des traits précis au crayon. C’est personnellement celle que j’affectionne le plus.

Les pinces à dessin

Les pinces à dessin servent à accrocher la feuille à son support ou à pincer vos amis avec. Il en existe aussi des grises mais qui ont tendance à laisser une marque sur le papier. Des pinces à linge marchent très bien aussi, un p’tit look retro en prime !

 




Le mannequin de bois

Une bonne blague. Tellement limité dans ses mouvements en une vision si simpliste des réalités anatomiques. Bref de l’argent jeté par les fenêtres, il est bien plus utile ainsi :

 

Tablettes graphiques

Concernant les tailles, A6 est trop petit sauf si c’est juste pour faire de la retouche d’image et faciliter votre travail sur logiciel, mais insuffisant pour dessiner. A4 est bien mais encombrant si l’on est amené à se déplacer et pas toujours indispensable je trouve. Sans compter que le format A4 est plus cher. Pour toutes ces raisons j’ai tendance à préférer le format A5.
Le dessin sur tablette graphique peut être déstabilisant suivant vos habitudes et demander un petit temps d’adaptation. Le fait de dessiner sans regarder se main peut vous gêner si vous êtes habitué au dessin d’illustration. Si au contraire vous avez l’habitude du dessin d’observation et de regarder davantage votre sujet que votre feuille, la tablette ne vous posera pas de problème.


Il existe beaucoup de médiums différents, après ces descriptifs vous voilà un peu plus fixé sur les possibilités qui vous sont offertes. J’espère que cela a titillé votre curiosité et votre envie de les tester, il ne vous reste plus qu’à passer à la pratique !

Même si certains outils semblent rebutants ils peuvent vous apporter quelque chose. Certains auront plus de facilités que d’autres à manier un médium particulier. Ne vous y fiez pas. J’avais par exemple des facilités aux pastels secs et de très grandes difficultés en peinture et à l’encre de chine.

Passé nos blocages à comprendre comment utiliser certains médiums, leur pratique peut se révéler des plus plaisante et amener des résultats surprenants. J’en ai eu l’exemple avec la gouache, où de bon dernier de la classe, je me suis retrouvé après avoir réalisé avec acharnement plusieurs peintures, parmi ceux qui se débrouillaient le mieux. Comme quoi, il fallait continuer jusqu’au bout !