Dessiner c’est communiquer

 

Àforce de dessiner pour nous ou de faire des exercices pour s’améliorer, on peut perdre de vue une facette importante du dessin : communiquer ! À l’instar des chanteurs et musiciens, qui disposent de gammes et de nombreux exercices pour affiner leur technique, mais qui ne doivent pas oublier la finalité : partager avec les autres leur musique.

 Le dessin est généralement une forme de communication indirecte, puisque nous communiquons nos idées et nos émotions sous forme d’images, qui parviennent aux gens bien après leurs réalisations.

Le dessin est un formidable outil de communication : un véritable langage ! Comme une langue, il dispose d’une grammaire, d’une syntaxe, d’un vocabulaire commun. Et celui qui dessine décline son monde en tenant compte de tous ces outils. Un dessinateur, comme un écrivain dans sa langue, doit savoir s’exprimer correctement, avoir un vocabulaire riche, avoir lu et écrit au moins un peu avant de prétendre créer de nouvelles formes. Le dessin est un langage personnel, mais qui doit rester intelligible pour autrui : il faut que les lignes parlent d’elles-mêmes et qu’elles soient compréhensibles par tous.

C’est à cela que servent les traditions ! On les voit trop souvent comme des carcans étouffants, alors qu’elles sont un panel d’outils visant à nous guider dans une infinité de possibilités d’expression. C’est avec le temps et l’expérience que vous pourrez créer votre propre dictionnaire. Il est donc indispensable de commencer par connaître les bases académiques. Si vous tentez de passer outre cet apprentissage, vos propres outils seront inefficaces et souvent mal compris par les autres. Dans le domaine du dessin, ces bases sont le dessin d’observation et les fondamentaux. Ils vous éviteront de prendre de mauvais habitudes ou des tics graphiques sur lesquels il est très difficile de revenir.